xmlns:fb='http://www.facebook.com/2008/fbml' xmlns:og='http://opengraphprotocol.org/schema/'> La Pensée Du Jour: lumière
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vendredi 10 juillet 2026

L'Amour comme secret des Lumières : la mer intérieure

L'Amour comme secret des Lumières : la mer intérieure selon Rûmi
« C'est l'Amour qui détient le secret des Lumières, C'est un nuage porteur de cent mille éclairs. Dans le tréfonds de mon être réside la mer de sa gloire, Toutes les créatures sont noyées en cette mer. » — Rûmi
Une image avant les mots

Avant même de lire ces vers, l'image s'impose : une figure recueillie, penchée sur une flamme unique dans l'obscurité, comme si toute la scène n'existait que pour éclairer ce seul point de lumière vacillante. Ce clair-obscur n'est pas un simple choix esthétique — il est déjà, en lui-même, un commentaire silencieux sur le poème de Rûmi. Car ce que le maître soufi appelle l'Amour n'est pas une lumière qui illumine de l'extérieur : c'est un feu qui couve au-dedans, dans le secret d'une bougie protégée du vent.

L'Amour, source et non reflet

Chez Rûmi, l'Amour (Ishq) n'est jamais un simple sentiment humain. Il est le principe même de la connaissance spirituelle, la clé qui ouvre les « Lumières » — c'est-à-dire les vérités cachées de l'existence. Dire que l'Amour « détient le secret des Lumières », c'est renverser l'ordre habituel : ce n'est pas la raison qui mène à l'Amour, c'est l'Amour qui rend la lumière possible. Sans lui, la connaissance reste extérieure, froide, incapable d'illuminer véritablement l'être.

L'image du « nuage porteur de cent mille éclairs » prolonge cette idée avec une force presque physique. Le nuage, en apparence obscur et menaçant, recèle en réalité une puissance lumineuse démultipliée. C'est ainsi que Rûmi conçoit l'âme habitée par l'Amour divin : opaque en surface, mais traversée intérieurement par des éclairs de révélation.

La mer où toute créature se noie

Le dernier vers est sans doute le plus vertigineux du poème. Rûmi ne parle plus d'un feu ou d'un éclair, mais d'une mer — la « mer de sa gloire » — nichée au tréfonds de son être. Et dans cette mer, dit-il, « toutes les créatures sont noyées ».

Cette noyade n'a rien de tragique dans la pensée soufie : elle est au contraire l'image même de l'union mystique, le fana, cette dissolution du moi individuel dans l'Un. Se noyer dans la mer de l'Amour divin, c'est cesser de se percevoir comme une entité séparée pour se reconnaître comme une vague parmi d'autres vagues, toutes issues de la même source océanique.

Une pensée pour aujourd'hui

Ce que Rûmi propose ici, au-delà du langage mystique du XIIIe siècle, est une invitation intemporelle : chercher la lumière non pas hors de soi, dans l'accumulation du savoir ou des possessions, mais dans l'approfondissement de l'amour intérieur. Une bougie dans l'obscurité, un cœur penché sur sa propre flamme — voilà peut-être la seule « Lumière » qui vaille d'être cherchée.

mercredi 21 février 2024

Les différences (Mokudo Taisen Deshimaru)


Mokudo Taisen Deshimaru, maître zen

Né au Japon en 1914, Mokudo Taisen Deshimaru grandit auprès de sa mère et de son grand-père, ancien samouraï. Dans sa jeunesse, il rencontre Kodo Sawaki, grand maitre du zen Soto, et suit son enseignement. Il est ordonné moine par celui-ci, qui lui demande de se rendre en Europe et d'y répandre la pratique du Zen.
Il se rend à Paris en 1967. Dès lors et jusqu'à sa mort des suites d'un cancer en 1984, il enseigne le Zen à de très nombreux disciples, dont le plus ancien est Kosen Thibaut.
En 1975 il reçoit le shiho officiel de Yamada Zenji, abbé de Eihei-ji.
Il fonde de nombreux dojos en Europe et à travers le monde dont les principaux en France étaient les dojos de Paris et de Lyon. Il fonde également le Temple de la Gendronnière et l'A.Z.I. (Association Zen Internationale).





dimanche 29 août 2021

Si nous prenons deux lampes que nous allumons (Rûmi )



La cérémonie derviche des rifais d'Üsküdar à Istanboul est décrite avec de multiples détails sur cette peinture qui date de 1910 de Fausto Zonaro 
(18 septembre 1854 – 19 juillet 1929), qui fut le peintre officiel du sultan Abdülhamid II.
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