xmlns:fb='http://www.facebook.com/2008/fbml' xmlns:og='http://opengraphprotocol.org/schema/'> La Pensée Du Jour: janvier 2012

mercredi 25 janvier 2012

JE M'AVENTURAI UN JOUR (Omar Khayyâm)

Tout comme Khayyam, Gérard de Nerval a traduit cette volonté intime d’être
 modelé par l’équilibre d’une poussée intérieure et de l’action
du modeleur. C’est par exemple dans l’atelier où des ouvriers tirent de la
 glaise l’extraordinaire lama onirique d’Aurélia :
" J’entrai dans un atelier où je vis des ouvriers qui modelaient en glaise un
 animal énorme de la forme d’un lama, mais qui paraissait devoir
 être muni de grandes ailes. Ce monstre était comme traversé d’un jet de feu
 qui l’animait peu à peu, de sorte qu’il se tordait, pénétré par
 mille reflets pourprés, formant les veines et les artères et fécondant pour
 ainsi dire l’inerte matière, qui se revêtait d’une végétation
 instantanée d’appendices fibreux, d’ailerons et de touffes laineuses. Je 
m’arrêtais à contempler ce chef-d’oeuvre, où l’on semblait avoir
 surpris les secrets de la création divine. " - C’est que nous avons ici, me dit-
 on, le feu primitif qui anima les premiers êtres..."




                          Omar Khayyâm

QUAND L'ARBRE DE MA VIE (Omar Khayyâm)



Autre quatrain illustre, autre image inédite qui montre à merveille toute la profondeur
 de la rêverie de Khayyam : le pot n’est-il pas la réincarnation vivante du corps mêlé à la terre ? Mais cette réanimation ne se fera pas par le simple geste de pétrissage de la matière terrestre, car pour la rêverie de Khayyam, "aucun élément n’est en soi bénéfique ou maléfique" pour reprendre les termes de Jean-Pierre Richard dans Poésie et profondeur. En effet, tous les éléments ne deviennent bénéfiques que s’ils se conjuguent. L’entreprise de réanimation du monde à laquelle se livre Khayyam devra donc commencer par réconcilier les divers éléments. La terre ou la poussière du corps humain renaîtront à condition d’être mouillées par le feu, ce vin rouge - ce sang végétal - teinture qui garde sa marque onirique [16]. C’est dans le modelage d’un limon primitif - argile ou boue - associé à une flamme, que la Genèse trouve ses convictions. 






OMAR KHAYYAM

samedi 21 janvier 2012

Ô toi, des Quatre et des Sept, fortuite combinaison (Omar Khayyâm)







         Le monde sublunaire est celui du devenir incessant, de la croissance et du déclin, de la naissance et de la mort. Les êtres qui l’habitent sont le produit et le jouet des quatre éléments (Les forces naturelles qui nous entourent sont les 4 éléments : l'eau qui nous abreuve, l'air que nous respirons, le feu qui nous réchauffe et la terre qui nous porte.Toutefois les Sages initiés décrivant ces éléments sous-entendent leur matière primordiale pouvant ainsi à leur gré se transformer en Eau, en Terre, en Air ou en Feu.) et des sept astres mobiles (Pour l'astronome de l'Antiquité, il désignait l'une des quelques milliers d'étoiles suffisamment brillantes pour être visibles à l'œil nu ou l'une des sept planètes (du  grec planêtes [asteres], « astres errants »), dites aussi « promeneuses du ciel », alors connues : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne ; la Lune, « Astre de la Nuit », et le Soleil, « Astre du Jour ». )
La nature est donc l’instable reflet de lois immuables. Ce qui existe, existera toujours. L’existence est partout la même et rien ne peut interrompre le rythme incessant de la vie, la décomposition et la recomposition qui ne s’arrêtent jamais. Ce qui meurt aujourd’hui ne fait que retourner à sa source première qui, seule, existe et existera éternellement : la terre.

Celui qui créa la Terre et la Roue des cieux mobiles (Omar Khayyâm)








 Ecrin inaccessible ! Dans cette analogie, Khayyam compare la terre à un écrin dans lequel 


 est enfoui un trésor : des perles, des pierres précieuses ou de belles femmes, incarnation 

 du plaisir et de la convoitise. Ici, c’est autour de la beauté rare et profonde de la pierre


   précieuse qu’il faut chercher la racine de la rêverie cristalline. Khayyam rêvant, s’intéresse 


     à une beauté  exceptionnelle, à une beauté que  l’on tient dans la main : 

fleurs, joyaux ou jolies femmes.

 La beauté féminine devient alors le rêve de puissance du poète muré dans sa  mansarde.

  

LA GÉNÉROSITÉ (Khalil Gibran)


jeudi 12 janvier 2012

Deux de mes jours comptés...(Omar Khayyâm)


L'ENCRE DU SAVANT EST AUSSI PRECIEUSE

              



             


                                                                                          
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